En Jordanie, des chefs de l’église de Jérusalem déplorent la « judaïsation » de la ville

En Jordanie, des chefs de l’église de Jérusalem déplorent la « judaïsation » de la ville

Avant les fêtes de Noël, une délégation a rencontré le roi Abdallah, réaffirmant son opposition à la reconnaissance par Trump de la capitale israélienne

Une délégation de responsables de l’église de Jérusalem qui a rencontré le roi de Jordanie Abdallah II a répété son opposition à la reconnaissance américaine de la ville en tant que capitale d’Israël et blâmé les « tentatives de judaïser » la municipalité, a fait savoir l’agence d’état jordanienne dimanche.

Abdallah a rencontré des religieux et des dignitaires chrétiens de Jordanie et de Jérusalem en amont des fêtes de Noël et du Nouvel an.

Abdallah, en tant que chef d’Etat jordanien, est considéré comme le tuteur des lieux saints musulmans et chrétiens à Jérusalem.

Au cours de l’événement organisé sur le Site de baptême du Jourdain, les délégués de Jérusalem ont « condamné toutes les tentatives de judaïsation de Jérusalem ou d’oblitération de son identité arabe », a fait savoir l’agence de presse Petra.

Parmi les personnes présentes, l’administrateur apostolique et évêque du patriarcat de Jérusalem, Pierre Batista Pizzaballa, et le patriarche grec orthodoxe en terre sainte, Kyrios Kyrios Theophilos III. Des membres du Waqf islamique, organisation jordanienne en charge des lieux saints musulmans sur le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, ont également participé à cet événement.

Les délégués « ont répété leur rejet de la décision américaine de la reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale d’Israël » et ils ont « souligné que cette décision est illégale, qu’elle sape la paix et qu’elle est contraire aux enseignements chrétiens ».

Ils ont également remercié Abdallah pour un discours prononcé la semaine dernière lors d’une rencontre des chefs d’état islamiques à Istanbul au cours d’un sommet consacré à l’initiative américaine sur Jérusalem.

Abdallah avait alors déclaré à l’assistance : « Nous continuerons à mener notre devoir historique qui remonte à l’époque de notre arrière-grand-père, Sharif Hussein bin Ali, qui est de protéger et de nous occuper des Lieux saints à Jérusalem ».

Le statut de Jérusalem est peut-être la question la plus sensible dans le conflit israélo-palestinien.

Israël considère la ville entière comme sa capitale indivisible, tandis que les Palestiniens veulent que le secteur de Jérusalem-Est – que la communauté internationale considère comme ayant été annexé par Israël – devienne la capitale de leur futur état.

Dans un discours prononcé le 6 décembre depuis la Maison Blanche, Trump a insisté sur le fait qu’après des échecs répétés pour parvenir à la paix, une « nouvelle approche » était attendue depuis longtemps. Il a déclaré que sa décision de reconnaître Jérusalem comme le siège du gouvernement israélien était simplement le reflet de la réalité.

Trump, dont la déclaration a été saluée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par des dirigeants d’une grande partie du spectre politique israélien (à l’exception des partis arabes regroupés au sein de la Liste arabe unie), a souligné qu’il ne spécifiait pas les limites de la souveraineté israélienne dans la ville, et a appelé à ne pas changer le statu quo dans les Lieux saints de la ville.

En Jordanie, des chefs de l’église de Jérusalem déplorent la « judaïsation » de la ville

Alter Info
l’Information Alternative

Powered by WPeMatico